L’éradication des violences faites aux femmes et aux filles s’inscrit au rang des objectifs majeurs de la politique Gouvernementale en matière de promotion et de protection des droits de la femme et de développement de la famille.

Les violences basées sur le genre revêtent plusieurs formes dont certaines sont exacerbées en cas de situation de crise humanitaire, il s’agit de : sévices corporels, blessures, assassinat, agression sexuelle, viol, refus de dialogue, rites de veuvage, déshumanisants, nocifs ou aliénants, imposition idéologique ou du travail, trafic de femmes ou de filles, propos infâmants, confiscation de revenus ou des biens, dénigrement, harcèlement sexuel, prostitution forcée, mariages forcés, mariage des jeunes filles à des hommes âgés, socialisation discriminatoire et inégalitaire des filles et des garçons, refus d’envoyer les filles à l’école, inceste, etc.

Par ailleurs, la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, demeure préoccupante au Cameroun en dépit des efforts jusque-là déployés et de quelques améliorations notées dans la santé du nouveau-né et de l’enfant (MICS-2014). Tandis que sur le plan mondial et même en Afrique subsaharienne ces indicateurs se sont considérablement améliorés, au Cameroun, environ 50 000 enfants n’atteignent pas leur premier anniversaire. Le ratio de mortalité maternelle s’est plutôt dégradé allant de 430 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1998 à 669 en 2004 puis à 782 en 2011 (EDS-MICS 2011), alors que la cible fixée pour 2015 était de 350 décès pour 100 000 naissances vivantes, il est depuis 2028, de 406 décès pour 100 000 naissances vivantes.

Près de 80% des décès maternels seraient directement imputables à l’hémorragie, les disproportions entre le fœtus et le canal maternel (dystocies), les infections après accouchement (du postpartum), les complications de l’hypertension artérielle en grossesse (pré-éclampsie/éclampsie), les complications des avortements et les grossesses extra-utérines (ectopiques) (CARMMA_2011-2013).D’autres causes telles que le paludisme, les anémies sévères, les affections liées au VIH/SIDA et les maladies du cœur et des poumons (cardio-pulmonaires)…ont également été identifiées. En ce qui concerne les décès néonataux, ils surviendraient des complications lors de l’accouchement, à celles liées à la prématurité et aux infections néonatales.

En réponse d’urgence à cette situation, le Gouvernement à travers le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, avec l’appui de l’UNFPA, a entrepris de mobiliser les jeunes (filles et garçons), et les organiser en plateformes d’échanges pour le changement social et comportemental pour l’atteinte des trois résultats transformateurs (zéro décès maternels évitables, zéro violence basée sur le genre y compris les mariages d’enfants et les MGF, zéro besoins non satisfaits en PF.